Je n’expliquerai pas encore une fois ce qui s’est passé dans les médias dernièrement. Je crois que vous êtes tous au courant. Oui, je reviens encore là-dessus, mais c’est pour réagir aux commentaires qui manquent souvent de nuance.
D’abord, les personnes qui me connaissent savent que j’ai fait partie de plusieurs groupes de pression. J’ai toujours trouvé important de rappeler aux gens de ces groupes que « si l’on veut se faire respecter, on doit respecter la majorité ». Trop de fois, j’ai vu des gens, en se pensant politiquement correct, dire des commentaires insultants par rapport aux gens qui ne font pas partie du groupe concerné, et ceci en mettant les gens sensibles à la cause dans le même panier que les intimidateurs. « Les neurotypiques sont… » « Les hétéros sont… » « Les hommes cis sont… » Le principe philosophique est simple : certains chats sont tigrés. Donc, est-ce que tous les chats sont tigrés ? Non. Donc, on ne peut pas dire que tous les chats sont tigrés. À l’opposé, c’est d’ailleurs comme ça que fonctionne le racisme. Ce que je dis ici, c’est qu’il veut mieux expliquer ses besoins de manière respectueuse, sinon, la population ne comprendra pas.
Ensuite, plusieurs personnes, y compris des gais, trouvent que les revendications de la communauté LGBTQ+ vont trop loin. Il faudrait donc, selon certains, uniquement accepter l’homosexualité, et abandonner la « théorie du genre ». Ce que je vais répondre ici est très simple : votre réalité n’est pas nécessairement celle du voisin. Ce n’est pas parce que votre genre assigné à la naissance vous va que c’est nécessairement le cas d’une autre personne. Ce n’est pas nécessairement parce que, pour vous, c’est clair qu’il existe qu’être homme ou femme que ça va être nécessairement le cas pour une autre personne. Et rien n’a prouvé jusqu’à aujourd’hui qu’il y avait une quelconque maladie mentale associée à ça. Mais en même temps, il faut être honnête, la langue française est genrée ainsi que notre culture. Donc, aucune barrière ne devrait exister tant que la personne se sent bien dans son genre, mais, en même temps, elle doit accepter que ce soit très difficile pour la population habituée autrement à suivre la cadence.
En réalité, le vrai problème de la société n’est pas l’étiquette que l’on porte, ce à quoi l’on donne parfois trop d’importance, mais plutôt la capacité à s’adapter à chacun. L’école est faite la plupart du temps que pour un type d’élève. On ne s’adaptera pas à l’enfant tant qu’il n’y aura pas un bout de papier avec un mot très précis dessus. Mais si l’enfant ne rentre dans aucune case, là, c’est compliqué.
Revenons à LGBTQIA+. Quelle est la mission ? C’est de propager des valeurs d’ouvertures. Plusieurs personnes l’oublient, même à l’intérieur de leur propre organisation, car trop de gens encore aujourd’hui préfèrent provoquer plutôt qu’éduquer. Malheureusement, c’est dans ce cas que l’extrémisme opposé prend de l’ampleur.
En conclusion, ce qu’il faut retenir, c’est que la différence existe et a toujours existé. Il ne sert à rien de manquer de respect autant d’un côté que de l’autre. Si l’on veut développer l’esprit d’ouverture chez les gens, il faut expliquer notre situation avec respect. On doit aussi accepter que certains concepts soient difficiles à comprendre, étant donné notre bagage culturel.
